Années 2020 – 2021 furent celles où le monde ne fut plus comme avant

 

Confinement, arrêt des activités, questionnements de tout genre…

 

Les activités du Cardelet à peine commencées que déjà interrompues

L’exposition de Mase dans le cadre de « Lettres de soie » à peine vernie que déjà fermée

 

Néanmoins l’exposition eut lieu.

Une visite avec les membres de l’ASCAplume organisée

Et une réouverture de mars à juillet 2021 et sur rendez-vous possible grâce à la disponibilité et générosité des « Amis de Mase » Cordial merci à eux.

A Mase en Valais,
dans le cadre du festival épistolaire ” Lettres de soie ” initié par Manuella Maury,

Hani Abbas, dessinateur de presse et réfugié en provenance de Syrie est le protagoniste des écrits …et
Christine Aymon met une touche visuelle au chapelet des mots du voyage sous forme d’une installation : “Terre de passages”.

Le thème cette année est « Lettres d’exil et d’aventure »

La correspondance d’Hani Abbas relate avec « une rare intensité le deuil d’un pays, la peur, la résistance, la colère, l’espoir qui fluctue et l’amour qui triomphe de tout »
Quant à moi, c’est un sujet qui me bouscule depuis longtemps et qui s’est invité souvent par bribes dans mon travail. Dans le petit espace de « l’écurie des chèvres » j’y crée 1 installation faite d’une foule de personnages (lavis sur papier) qui sortent de derrière les écrits d’Hani Abbas, courent jusqu’au toit, retenus par un lien rouge issu de quelques sculptures nouvelles et un chemin de petits formats sur le fil de l’actualité emmenés par des oies…

Terre de passage

Qui suis-je pour parler de migration, de déplacés, moi qui vis dans le calme d’un hameau de montagne ?

Mais je suis touchée

Profondément

Soudain, quand l’émotion sort de profondeurs insoupçonnées, qu’elle vous déchire comme une vague, vous savez que vous êtes concerné au-delà de toute logique, vous savez qu’il y a là quelque chose qui remue de vrai. Et d’où viendrait que vous sachiez si bien certaines de ces choses que vous n’avez manifestement pas vécues ? De ces mémoires marquées en vous qui font que vous savez le monde.

Le dessin a cela de magique que, comme un sésame il vous ouvre les portes de l’altérité, vous devenez le paysage, l’arbre, l’animal ou l’humain, il vous fait sortir de l’enveloppe qui vous définit et vous permet l’osmose avec l’entour. Comme une sorte de méditation, mon pinceau m’accueille sur le seuil puis quand la rencontre se produit me fait entrer au cœur de mon sujet. J’imagine puis je suis Samia, Feban… jamais de vrai, pourtant se crée un pont qui quelque part autorise le lien malgré le gouffre béant entre une réalité vécue dans sa chair et celle de son âme.

Et ce sujet des migrants, des déplacés, des déportés, des gens jetés sur les routes, des pieds enflés, brûlants, des estomacs vides, de l’espoir auquel on s’accroche pour ne pas sombrer dans le néant du désespoir, de la chute sans fin dans l’incompréhension la plus grande, de ce cri muet, indicible quand tout sens disparaît …des fois la douleur, la colère, la haine qui nous tord et nous perd de tant de violence autour et dedans…tout cela je peux par mes dessins le vivre, le revivre, tout cela devient/est vrai. Et voilà que d’anonymes, ces points perdus sur l’immensité de l’océan prennent vie et corps.

Au-delà du temps et de l’espace, cette mémoire imprimée en nous que nous pouvons atteindre nous donne alors la possibilité d’aller à la rencontre de l’Autre.

C’est l’ouverture du cœur, modeste tentative mise au monde par l’art.

Année 2019

Fin des grands travaux sur le bâtiment du Cardelet qui est de ce fait prêt à accueillir les activités culturelles de l’ASCAplume.

 

Les membres désirant partager, organiser un évènement culturel sont les bienvenus et prennent contact avec Corentin Aymon via les sites www.ascaplume.ch ou www.cardelet.ch ou christineaymon@bluemail.ch

L’activité ASCAplume étroitement mêlée à celle du Cardelet a vu et entendu en ses murs :

Visites pour l’art, chants, conférences, aide au bâtiment, activité d’un jour et travail de théâtre sur un week-end, petite exposition lors de « portes ouvertes » où des photos anciennes de ces lieux furent prêtées gracieusement par des habitants du village et montrées.

2019 c’est aussi

L’EXPOSITION au « DAIZY »

RÄFFELSTRASSE 28 À ZÜRICH

Cet hiver-là 2019, mes personnages, animaux, végétaux s’installent en ces lieux et rencontrent le public, directement, assis à la même table. Au sein de l’écrin poétique du Daizy, monde vivant et monde de bois, monde réel et monde de l’illusion se rencontrent. De cet écho partagé peut émerger en chacun une histoire unique. Les yeux au ciel, un vol d’oies. Plus loin, un Roi qui dort, repu. Et plus loin encore, une forêt d’arbres évidés abritant des êtres sortis de contes… …un instant faire vibrer vos papilles au milieu d’un monde enchanté…!

Installation « IN SITU » d’une cinquantaine de pièces « In situ » signifie que ce n’est pas une exposition à proprement parlé mais une mise en situation de pièces choisies dans le contexte particulier du restaurant, une mise en scène dans un lieu public.

 

 

 

 

 

Préparer une expo c’est aussi se lever au petit matin, charger les camions, conduire décharger, et commencer l’accrochage.

Merci aux membres de l’ASCApume qui ont prêter main forte

Merci aussi à tous ceux qui ont fait le déplacement à Zürich

Année 2018 :

 

  • Janvier, création de l’association ASCAplume
  • Juin, avant première du film de Manuella Maury pour PAJU sur Christine à laquelle les membres furent invités. Petit apéritif préparé par Manon Brugnolo au Châble 4 (www.unepetiterobeensoie.com) et cinéma au préau de Vérossaz. Environ 60 personnes entre l’ASCAplume et les aides pour l’exposition.
  • A cette occasion une sculpture « feuille » (multiple original) fut offerte par Christine en remerciement pour la confiance accordée.
  • En été, l’aventure de l’acquisition de la maison de Cardelet dont j’imagine qu’elle sera notre lieu de rencontre.
  • En septembre, la visite commentée de l’exposition « C’est aujourd’hui » avec apéro créé par Manon. Un trentaine de personnes répondirent présent.
  • Et via l’exposition, beaucoup de membres nouveaux, une lettre, des infos envoyées en novembre et le site mis à jour.

 

Pour un début c’est déjà pas mal!! non?

2018 c’est aussi l’exposition

« C’est aujourd’hui »

Exposition, à la Galerie Oblique  Grand rue 61  1891 St Maurice
du 14 septembre au 19 octobre 2018

Image de Luc et Cathy Tschupp

 

Une foule remplissait la Grand-Rue de St Maurice et il en arrivait encore et encore…où pourraient-ils bien trouver place dans la galerie? Alors, juchée sur un tabouret et lui-même sur le trottoir j’ai commencé la visite!

Vous êtes venus nombreux, de toute la Suisse et d’ailleurs! 4700 personnes selon Christian Bidaud le Galeriste.

Quelle joie de pouvoir partager, quelle joie de percevoir des étincelles dans vos yeux. Passés le rideau (qui indiquait la presque fin de la visite) vous restiez rêveurs et sans voix. Je vous en suis extrêmement reconnaissante et m’incline devant votre capacité à voyager, vous émerveiller. Quelque chose au-delà du « pensant » était touché… de l’ordre du sacré, du silence (malgré le bruit qu’il pouvait y avoir par la foule et la résonance des lieux, j’y percevais un silence intérieur, un espace de vacance, une interstice de béance dans lequel peut se glisser subrepticement un embryon de création…en chacun).

L’Art ainsi prend son sens.

Par le déplacement du corps, par les yeux reliés au cœur, par la contemplation et l’action, quelque chose se met en route qui nous invite au pas suivant.

C’est le sens espéré de tout travail d’art pour moi.

Et je suis pleine de gratitude que cela se passe, vraiment.

Quelle joie pour moi que de faire entrer et vivre d’autres dans une proposition leur permettant de faire un chemin personnel, de s’octroyer un moment hors du temps, hors contexte où semble t’il quelque chose de profond et d’essentiel est vibré.

De tout cela, rien ne peut être montré…

L’essentiel est invisible

Alors, à travers la matière, imaginer, imaginez…

L’aventure a commencé il y a une année.
Pas moins d’une quarantaine de personnes y ont participé

Souvent, l’art plastique semble être le fait d’une seule personne, cependant, une exposition ne pourrait pas avoir lieu sans la générosité de nombreuses personnes qui toutes avec leurs compétences particulières m’aidèrent à la concrétiser.

Puis, des centaines de visiteurs laissèrent leur empreinte en confectionnant des petits ballots écrits et dessinés dans la cabane, la modifiant ainsi tout au long de l’expositiion

De tout cœur, Merci!

Et voilà l’expo au panthéon des mémoires du merveilleux

Fin de cette histoire